Un Carnaval somptueux avec les bugnes de Christophe Felder

Le mec n’a aucune mesure. Soit il ne poste pas de recette, soit il en poste 2 en l’espace de quelques jours. Mais que veux-tu, il faut bien trouver quelques avantages au fait d’être malade comme un chien. Je mets donc à profit ce rhume d’homme pour te proposer une douceur idéale en cette période : les bugnes de Christophe Felder !

Carnaval ou le tunnel sucré de début d’année

Je n’en puis plus de ce tunnel de bouffe. Franchement, il a débuté mi-novembre pour se terminer mi-février. Et ça m’épuise ! Les bûches. Les desserts de la Saint-Sylvestre. Les galettes pour l’épiphanie. Les crêpes pour la Chandeleur. Les gâteaux tout doux et mignons pour la Saint-Valentin. Et enfin les beignets de Carnaval.
N’en jetez plus, les gosiers sont pleins (et moi je suis à bout de toute inspiration et de toute envie de pâtisser). Pourtant, pour tes beaux yeux, je me suis une nouvelle fois glissé en cuisine afin de te proposer une nouvelle recette bien grasse pour terminer en apothéose cette orgie de sucre et de gras (désolé pour le ton un peu grandiloquent mais c’est mon côté « toujours plus » qui ressort) (en plus, je mens car ces bugnes je les fais très régulièrement et les photos datent d’il y a un an ^^).

Gros plan sur une bugne que l'on saupoudre généreusement de sucre en poudre

Mardi Gras et Carnaval, la fête de la friture (et du gras) !

Mon blog ayant une ligne éditoriale fort exigeante, avant de te remplir la panse, je vais nourrir ton esprit.
Je ne suis pas sûr de t’apprendre grand chose mais comme 99% des fêtes de notre calendrier, Mardi Gras puise son origine dans l’Antiquité et les fêtes païennes. A la base, à l’époque Romaine, il s’agissait de fêter le retour des beaux jours et du printemps (raté pour nous, vu les seaux d’eau qu’on se prend sur la tête actuellement).
Par la suite, cette tradition a été « avalée » par la religion chrétienne. Désormais, le mardi gras correspond au dernier mardi avant le mercredi des cendres et l’entrée dans le Carême. Il ne s’agit pas à proprement d’une fête religieuse mais d’une célébration avant cette période de jeûne de 47 jours précédant Pâques. Pour faire simple, on mange comme des cochons et on se déguise parce qu’après, c’est ceinture jusqu’à ce que les cloches ramènent du chocolat au mois d’Avril ^^.
Et quoi de plus gourmand que des bugnes ?

Gros plan sur les bugnes

Les bugnes, ça vient d’où ?

M’est avis que les beignets sont parmi les gâteaux à la classification la plus foutraque au monde (oui, toujours ce même sens de la mesure ^^).
Il existe environ un milliard d’appellations différentes : les merveilles, les oreillettes, les tourtisseaux, les mascottes, les foutimassons, les bottereaux et j’en passe. Tu rajoutes par-dessus ça un peu de complexité puisqu’un même beignet peut prendre plusieurs de ces appellations en fonction de l’aire géographique où tu te situes (on pinaillera bien évidemment que c’est pas la même chose, que c’est plus ou moins brioché, plus ou moins épais, plus ou moins petit ou grand ou plié ou cranté, tout ça par pure chauvinisme bien sûr). Bref, les beignets c’est un peu la jungle.
Toutefois, s’agissant des bugnes, tout le monde est à peu près unanime pour considérer qu’elles sont d’origine lyonnaise (ou ça viendrait du Duché de Savoie pour les plus rebelles). Grosso modo, c’est dans le coin là-bas vers les montagnes et plus haut que la Méditerranée ^^.
Heureusement, d’autres spécificités de ces bugnes lyonnaises font un peu plus consensus.

Une pâte à brioche et de la friture !

Allez, c’est parti pour une revue des troupes des particularités de ces petits beignets :

  • Leur forme : les bugnes sont en forme de losange, percée en leur centre et retournées, ce qui leur donne cette apparence un peu froissée, comme des nœuds. En fonction des recettes de grand-mère (et des ustensiles que tu as sous la main), les pourtours (et l’incision centrale) sont réalisés avec une roulette crantée.
  • La base : grosso modo, on est plus ou moins sur une pâte à brioche (avec un peu moins de beurre qu’à l’accoutumée bien évidemment puisqu’on va frire le tout et qu’il ne faut pas déconner quand même ^^). Si tu es au point avec cette technique, tu n’auras aucun problème avec les bugnes.
  • La friture : qui dit beignet et mardi gras dit forcément friture. Si tu as l’habitude, tu sais comment faire. Personnellement, j’aime bien l’huile de friture (même si une huile de tournesol fera la blague) et le truc le plus important est la température. Trop chaude, ton beignet sera beaucoup trop brun et pas ou mal cuit à l’intérieur (en plus de ton huile qui brulera, donnera du goût à tes bugnes et devra être changée rapidement). Pas assez chaude, ton beignet finira bien par cuire et dorer mais entretemps, il se sera gorgé d’huile (et sera grassouillet à la dégustation).
  • Leur finition : ils sont enrobés de sucre en poudre, tu sais cette petite douceur d’enfance qui laisse une trace un peu grasse et sucrée sur le bout de tes doigts…
Gros plan sur la mie d'une bugne lyonnaise

Panorama des recettes de beignets présentes sur le blog

Même si je déteste la friture, j’aime faire plaisir à mes proches et déguster quelques douceurs frites. Et tu imagines bien qu’en plus de dix ans de blogging, il y en a un paquet de recettes à retrouver sur le blog. Par conséquent, si ces bugnes ne devaient pas te suffire, tu pourrais te venger avec :

  • Les churros de Nicolas Paciello : les chichis, ces petites douceurs typiques de l’été et des fêtes foraines font aussi merveille pour Mardi Gras. Je te propose ici la version pleine de douceur et accompagnée d’une sauce au chocolat d’un grand pâtissier.
  • Les croquettes au chocolat de Philippe Conticini : avec ces petites billes frites garnies d’une ganache fondante, je pense que nous sommes sur la quintessence d
  • e la gourmandise.
  • Les beignets briochés de Christophe Felder : on est sur LA douceur emblématique de Carnaval (et de toute l’année, à mes yeux).
  • Les mini donuts de Val : les plus doudous et américains des beignets qui avec leur manteau de sucre feront merveilles auprès des petit.es et des grand.es.
  • Les tourtisseaux : je clos ce petit récapitulatif avec des petits beignets typiques de Vendée qui sont mes chouchous.

Cette liste est non exhaustive et si tu farfouilles sur le blog, tu trouveras d’autres recettes : des beignets aux pommes, des beignets au four et j’en passe. Enfin, pour celles et ceux qui préfèrent les crêpes, il y a cet article récapitulatif de toutes mes recettes estampillées Chandeleur.

Je te souhaite un chouette Mardi Gras et une belle soirée ! A super vite par ici ou sur Instagram,

(G)romain


Un plateau de bugnes pour le goûter de mardi gras

Les bugnes de Christophe Felder

Pas encore de note
Pour Carnaval, quoi de plus gourmand que ces petits losanges briochés et enrobés de sucre ?
Portions 30 bugnes
Temps de préparation 1 heure
Temps de repos 6 heures 30 minutes
Temps de cuisson 1 heure

Ingrédients
  

Pâte à brioche

  • 250 g de farine T45 ou gruau
  • 30 g de sucre
  • 10 g de levure fraiche
  • 3 œufs (150g)
  • 80 g de beurre
  • 1 pincée de fleur de sel

Cuisson/Finition

  • 1 l d'huile pour friture
  • QS de fleur d'oranger (10cl)
  • QS de sucre semoule (200g)
  • QS de cannelle (1CAS)

Instructions
 

Pâte à brioche

  • Dans la cuve du robot équipé du crochet, tu places la farine, le sucre, le sel et la levure (cette dernière ne doit toucher ni le sucre, ni le sel). Tu ajoutes les keufs et tu pétris à vitesse lente pendant 2 à 3 minutes afin d'obtenir une pâte dense mais homogène.
  • Tu incorpores alors le beurre ramolli et tu reprends le pétrissage. Au besoin, tu augmentes le robot en vitesse moyenne. La pâte doit devenir élastique et se décoller des parois de la cuve (ça peut prendre entre 5 et 10 minutes).
  • Tu recouvres ta pâte avec un torchon propre ou un film étirable et tu laisses pousser ta pâte. Elle doit doubler de volume (peu importe le temps que ça prend même si j'ai indiqué 2h).
  • Tu dégazes ta pâte et tu la places au réfrigérateur (3h au minimum, idéalement une nuit).
  • Sur un plan de travail légèrement fariné, tu étales ta pâte finement (3mm, environ). Avec un couteau bien aiguisé, tu découpes des bandes en diagonale de 6cm de largeur environ. Ensuite, tu découpes ces bandes en question en losanges de 4cm de côté. Dans la partie la plus longue de la bugne, tu réalises une entaille de 2cm. Tu fais passer une des deux pointes dans cette entaille et tu tires légèrement et délicatement dessus de sorte que la pointe retrouve son positionnement initial (si ce n'est qu'il y a comme un nœud à la place de l'entaille centrale).
  • Sur une plaque ou sur la table recouverte de papier sulfurisé, tu déposes tes bugnes façonnées et tu les laisses pousser 1h30.

Cuisson

  • Lorsque tes bugnes ont gentiment gonflé, tu mets ton huile à chauffer (elle doit être à 170/180°C). Tu déposes délicatement tes beignets dans l'huile (sans trop les serrer et sans te brûler ^^). Tu les laisses colorer d'un côté et tu les retournes. Tu poursuis la cuisson jusqu'à obtenir une coloration homogène (on va dire 3 à 5 minutes, pour te donner un ordre d'idées). Tu les débarrasses sur du papier absorbant pour ôter l'excédent d'huile.
  • Tu recommences l'opération jusqu'à avoir cuit toutes tes bugnes.

Finition

  • Tu arroses tes bugnes avec la fleur d'oranger avant de les rouler dans le sucre semoule mélangé avec de la cannelle en poudre.
  • S'agissant de friture et de pâte à brioche, je ne saurais trop te conseiller de les consommer rapidement pour qu'elles gardent tout leur moelleux !

Notes

  • Je note que tu peux faire une trentaine de bugnes avec cette recette. C’est ce qu’il y a noté dans le livre. Toutefois, bien évidemment qu’en fonction de la taille et de l’épaisseur de tes beignets, tu en feras plus ou moins. 
  • Le temps de repos est noté 6h30. Dans le détail, ça donne:
    • 2h de pousse : si tu as l’habitude de faire des brioches, tu sais qu’en fonction de la température et de l’humidité (a fortiori en plein hiver) de ta cuisine, ce temps peut varier du simple au triple.
    • 3h de repos : c’est un minimum. Afin de travailler ta pâte facilement, je ne saurais trop te conseiller de la réaliser la veille, de la coller au réfrigérateur tout une nuit et de cuire tes bugnes le lendemain. 
    • 1h30 : c’est le temps de la deuxième pousse qui précède la cuisson, là encore, ce temps peut-être allongé si la pâte met du temps à développer.
  • Toujours au rayon « ces beignets sont une pâte à brioche », je te conseille la farine T45, de gruau ou à pizza car elles sont riches en protéines et te permettront d’obtenir des bugnes avec une mie toute douce et filante. 
  • Pour les finitions, je t’ai mis entre parenthèses les quantités indiquées dans le livre. Néanmoins, en fonction de comment tu enrobes tes bugnes de sucre ou comment tu les arroses de fleur d’oranger, il t’en faudra plus ou moins…
  • Expliqué de la sorte, la découpe des bugnes ressemble à un casse-tête chinois. Pour faire simple, tu réalises des losanges de taille moyenne et peu importe s’ils ne sont pas vraiment à la taille exacte. 
  • Si tu n’arrives pas à décoller tes bugnes du papier sulfurisé (juste avant la cuisson), pas de panique. Tu découpes aux ciseaux ton sulfurisé autour de chaque bugne et tu les mets à frire avec. Il va se décoller tout seul à la cuisson. 
  • Pour ne pas encrasser ton huile de friture, je te conseille de ne pas mettre trop de farine sur tes bugnes car la farine va bruler et ça donnera un goût à ton huile de friture. 
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Bugnes lyonnaises arrosées de sucre en poudre

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